Arte Flamenco

n°29 du 3 au 8 juillet 2017

vendredi 7 juillet

El Cante Jondo de Pedro Heredia
« El Granaíno »

Pedro El Granaíno

> Café Cantante à 20h
[ 1ère partie ]

Pedro El Granaino © Toni BlancoLa manière qu'il a de chanter ne s'apprend pas dans les écoles, elle tient de la transmission, de l'héritage. Et ceux qui ont eu la chance de l'entendre en mano a mano avec la bête de scène qu'est José Valencia en 2013, peuvent en attester. « Cette battle de voix avec des metales, des puissances et des subtilités si différentes a marqué l'histoire de Arte Flamenco, le public était bouleversé par ce moment rare de duende et de vibrations incroyables. C'était le baptême de l'air de Pedro, son envol », se rappelle Sandrine Rabassa. C'est à Jerez puis dans un spectacle de la Farruca à Mont-de-Marsan au milieu d'autres chanteurs que la directrice artistique du festival avait repéré le jeune Granaíno. Elle n'a pas mis longtemps à inviter l'homme de Grenade dans les Landes pour lancer la carrière en solo qu'il méritait. « Son timbre de voix très particulier, ce don de la nature flamenca, je lui voyais un avenir prometteur... La vocation de notre festival, c'est aussi d'aider et propulser des artistes en donnant une chance à ceux qui le souhaitent. Ça aurait été du gâchis pour Pedro qui a confirmé, depuis, son succès à la Biennale de Séville ».
Dans ce récital une guitare-une voix, la profondeur de son chant déchire l'âme au rythme de soleás et de seguiriyas.

DISTRIBUTION
Chant : Pedro el Granaíno
Guitare : Antonio de Patrocinio fils


Cara y Cruz
Barullo

[ 2e partie ]

Barullo © FriPetit-fils du célèbre Farruco, fils de La Faraona, cousin de Farruquito et neveu de la Farruca... Avec une telle lignée, Juan Antonio Fernández Montoya, el Barullo, avait-il un autre choix que d'illuminer les planches flamencas du monde entier de son zapateado si gracieux ? En 1995, à tout juste cinq ans, il débute à l'Alameda de Hércules, avec son grand-père. Ce sera la seule fois qu'il dansera avec lui. Le jeune Sévillan en garde « l'élégance et la subtilité indescriptibles jusqu'au bout des ongles », s'émeut Sandrine Rabassa. Au dernier festival de Pampelune il a littéralement subjugué la directrice artistique : « j'ai été emportée par sa virtuosité, son élégance folle, dans la tradition familiale où l'expression du flamenco se joue dans son essence et sa fougue ».

Avec Cara y Cruz, des débuts au voyage final jusqu'à Triana, le danseur défend sur scène ce que les gitans dansèrent naguère dans la rue. El Barullo porte toute l'histoire de cette souffrance en lui, de la marginalisation jusqu'à la reconnaissance. Tout commence d'ailleurs par une burlería, pour les sarcasmes qui résonnaient à l'époque dans les palais de l'aristocratie.

Barullo © FriS'il n'est pas un puriste, l'artiste fringant reste un classique qui déploie ses ailes sans jamais se séparer de ses racines. C'est la raison d'être de ce spectacle où cohabitent sans heurts les concepts de tradition et d'avant-garde. Cara y Cruz n'est surtout pas un combat entre l'ancien et le nouveau, mais un plaidoyer pour leur coexistence.

Depuis ses 11 ans, El Barullo danse dans les spectacles de son cousin Farruquito. Il a aussi toujours eu une place de choix comme danseur solo dans les représentations Raíces Flamencas, du Royal Albert Hall de Londres au Teatro Poliorama de Barcelone. Présent à la Biennale de Séville 2014, il a reçu  la même année le Prix Desplante au Festival de Cante de la Minas de la Unión.

DISTRIBUTION
Baile : Barullo
Cante : Jonatan Reyes, David el Galli
Percussions : Paco Vega
Guitare : Juan Campallo, Rafael Rodriguez

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Festival Arte Flamenco N°29