Arte Flamenco

n°30 du 2 au 7 juillet 2018

mardi 3 juillet

Jacoba a Mares
Carlos et David de Jacoba et Israel Fernández

> Café Cantante à 20h
[ 1ère partie ]

David et Carlos JacobaDans ce lieu de l'intime qu'est le Café Cantante où tout semble possible, voilà trois artistes sans filtre, purs, qui jouent comme ils vivent. Des garants d'authenticité et de duende, de vraies douceurs d'une sensibilité folle. Dans un milieu souvent codifié où les danseurs surveillent leur image, eux sont d'abord des musiciens pour qui la seule chorégraphie est celle de l'âme. De leur guitare et de leur chant, émane leur intériorité.
Ce n'est pas un hasard si Paco de Lucía avait choisi d'avoir à ses côtés David de Jacoba. Ici, le chant risqué et aux nuances très personnelles de l'homme de Motril (Grenade) contraste avec le cante traditionnel d'Israel Fernández, né d'une famille andalouse déracinée près de Tolède. Le toucher et le rythme de Carlos de Jacoba, l'aîné des frères qui a accompagné les plus grands jusque dans le jazz et le tango, s'adapte à la perfection à ces deux styles si différents. Une référence de la guitare flamenca actuelle.

DISTRIBUTION
Guitare : Carlos de Jacoba
Chant : David de Jacoba, Israel Fernández
Palmas et choeurs : Los Mellis

La espina que quiso ser flor, o la flor que soñó con ser bailaoral
Olga Pericet

[ 2ème partie ]

Olga-Perricet © PacoVillaltaPrésence magnétique et énergie féroce tout en délicatesse et précision, la chorégraphe de Cordoue de 43 ans enchevêtre tradition et avant-garde. Dans une commande spéciale « 30e anniversaire de Arte Flamenco », Olga Pericet explorera par ailleurs, durant la semaine, de nouvelles facettes de son art, elle qui mène un travail de recherche de fond sur la métaphysique du flamenco.

La espina que quiso ser flor... c'est une histoire de femmes et de pouvoir ?
C'est un voyage artistique de femme, personnel et moderne dans un univers poétique où le masculin et le féminin jouent d'égal à égal. Ce qui m'a beaucoup plu dans ce spectacle, c'est de montrer le pouvoir des femmes à travers des corps différents, via les costumes notamment. Je m'amuse par exemple avec des talons dans mes mains comme un jeu sur l'identité transformée de la femme, dans un flamenco qui va de la tristesse la plus profonde à la joie la plus intense.

Vous serez également en résidence de création* durant toute la semaine à Mont-de-Marsan sur les traces des gestes et silences de la grande Carmen Amaya (1913-1963)
Je suis très heureuse et très impatiente d’y être et je remercie tout d'abord le Festival pour son appui et son implication dans ce travail. J'ai hâte de voir ce qu'il va se passer dans ce théâtre classique, comment mon corps va réagir. Ce n'est pas un mini-spectacle ni quelque chose d'abouti, ce sera véritablement une démonstration de recherche, dans l'intimité de la création, la fragilité du travail conceptuel et l'interaction avec le public.

Los Silencios de Carmen au Théâtre Le Molière. Samedi 7 juillet à 17 h. Gratuit dans la limite des places disponibles

DISTRIBUTION
Direction artistique et baile : Olga Pericet
Chant : Jeromo Segura et Miguel Lavi
Guitare : Antonia Jiménez et Pino Losada
Collaboration spéciale baile y palmas : Jesús Fernández

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