Arte Flamenco

n°31 du 2 au 6 juillet 2019
France España

jeudi 4 juillet

De la concepcíon
María Moreno

> Café Cantante à 20h | [ 1ère partie ]

María Moreno © Susana GirónSa première chance en solo lui a été offerte par Sandrine Rabassa dans ses premières années artistiques de Arte Flamenco, lors d'un spectacle de rue : « Je l'avais repérée dans le corps de ballet de la compagnie de la Yerbabuena, j'aime toujours regarder ceux qui sont derrière pour débusquer des pépites. Ce jour-là, j'avais dit à Henri Emmanuelli : « Regardez-la, un jour elle sera une grande danseuse, je suis ravie de ne pas m'être trompée ! ». María Moreno vient en effet de remporter le prix de la révélation en danse à la Biennale de Séville 2018.
Avec De la concepción, sous la direction scénique d'Eva Yerbabuena et la direction musicale d'Andrés Marín, la danseuse de Cadix offre, il est vrai, une représentation très aboutie et particulièrement bien menée dans tous les sens du terme. C'est à l'âge de huit ans que María Moreno a commencé à taper des talons au Conservatoire de danse professionnelle de Cadix. Ses professeurs ? Rien de moins que Javier Latorre, Rafaela Carrasco, Antonio Canales et bien sûr Eva Yerbabuena ! En 2004, elle rejoint d'ailleurs la compagnie de la grande bailaora et participe aux succès de A cuatro voces, Eva, 5 Mujeres 5, tout autour du monde. Toujours au côté de pointures, l'artiste, révélation 2017 à Jerez, développe depuis plus de dix ans, son propre langage, faisant la démonstration éclatante que danser est aussi naturel que respirer.

DISTRIBUTION
Direction artistique, chorégraphie, baile : María Moreno
Guitare : Oscar Lago
Chant : Enrique "El Extremeño", Antonio Campos
Percussions : Javier Teruel
Palmas : Roberto Jaén

Avec le soutien de Extenda - Andalucía flamenca

Con Jerarquía
José Valencia

> Café Cantante à 21h30 | [ 2ème partie ]

José Valencia © Alejandro Espadero

Il n'a pas pu venir fêter les 30 ans de Arte Flamenco l'an passé, question d'agenda. Alors pas question de rater le retour de l'enfant chéri des rives de la Midouze, dans ce festival qui l'a vu grandir. Le cantaor a déjà marqué l'histoire montoise, en 1998 par son mano a mano d'anthologie dans les arènes avec le grand Fernando Terremoto, ou plus récemment en 2013 avec sa battle de voix au côté du jeune Pedro El Granaíno, un moment rare de duende et de vibrations incroyables qui avait bouleversé le public. Puissance, volupté, grande technicité, José Antonio Valencia Vargas est un véritable patron, un maestro, une bête de scène, et il le prouvera sans aucun doute pour son nouveau récital Con Jerarquía, dirigé par Manuel de Paula, dans lequel il poursuit sa recherche permanente dans le respect de l'héritage flamenco.
Gitan né à Barcelone, José Valencia est l'orgueil de Lebrija où sont ses racines familiales ; la ville de quelques monstres sacrés, du cantaor Juan Peña "El Lebrijano" qu'il côtoie sur scène à cinq ans, au regretté guitariste Pedro Bacán qui lui offrit sa première tournée en Europe à seulement 16 ans. Si on ne compte plus les titres et prix prestigieux accumulés au fil de sa carrière, à noter tout de même, qu'il est le seul artiste flamenco à avoir jamais obtenu quatre Giraldillos, la récompense suprême dans le mundillo du cante jondo.

DISTRIBUTION
Direction musicale : Manuel de Paula
Chant : José Valencia
Guitare : Juan Requena
Palmas : Manuel Valencia, Juan Diego Valencia
Choeurs et palmas : Dani Bonilla

Avec le soutien de Extenda - Andalucía flamenca

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31e Festival Arte Flamenco

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