Arte Flamenco

n°29 du 3 au 8 juillet 2017

Arts visuels

[ Expositions ] [ Cinéma ]

Expositions

  • MUSÉE DESPIAU-WLERICK Du 4 au 29 juillet 10h - 19h pendant le festival
    10h - 12h et 14h - 18h après le 9 juillet (fermé le 14 juillet)
  • Entrée libre et gratuite
     
  • "TR3S" de Laura Moulié, Olivia Pierrugues, Prisca B. | Photographies
    TR3S Amen © Prisca BriquetQue ce soit par l'attention au temps et au mouvement dans les photographies de Laura Moulié, par la « survivance des gestes » dans le travail d'Olivia Pierrugues, ou encore par le détournement des codes du sacré et du profane dans celui de Prisca B., cette exposition - qui est plus qu'une rencontre de travaux juxtaposés - contribue au renouvellement de l'imagerie flamenca. Voici donc trois regards de trois femmes trentenaires dans un monde de la photographie flamenca plutôt très masculin.
    Laura Moulié dont le cliché tout en mobilité et couleurs a servi d'affiche au festival Arte Flamenco 2016, s'est penchée depuis ses débuts aux Beaux-Arts sur l'idée de temporalité. La Montoise s'est donné pour défi de « capter le mouvement, dans l'idée d'une éternelle rotation », pour des images qui donnent à voir le temps qui passe par des poses lentes ou qui « montrent l'instant du potentiel jaillissement du Olé ! ».
    Native de Montpellier, Olivia Pierrugues a beaucoup travaillé sur le corps à corps, autour des toreros ou des boxeurs, « une autre sorte de lutte ». Naturellement, elle vient au flamenco. Elle vit d'ailleurs entre Séville et Grenoble pour une thèse « langue, voix et geste dans le chant flamenco ». Ici, elle dévoile une série commencée au festival montois en 2015, figures couleurs sur fond noir : « corps intenses et fiévreux au moment d'une certaine passion et d'un certain abandon ».
    Prisca B. travaille, elle, indifféremment le graphisme, la BD, le design. Dans ses photographies, l'Agenaise voit « une croisée des chemins, un amalgame de passions, ses valeurs, une trajectoire, l’intensité d’une fraction de seconde ». Avec Amen, elle offre, souvent en noir et blanc, « une série iconoclaste abordant le lumineux, le sacré, ou la révélation d’une autre réalité ».
  • CENTRE D'ART CONTEMPORAIN RAYMOND FARBOS
    Du 3 juillet au 15 septembre
    De 10 h à 18 h du 3 au 9 juillet
    De 14 h à 18 h du mercredi au dimanche après le 9 juillet (fermé le 14 juillet)

    "Fausto Olivares, Jondo : color y tiempo" de Fausto Olivares Palacios | Peinture
     Le Centre d'Art Contemporain présente une exposition anthologique de Fausto Olivares qui, pour la première fois depuis sa disparition en 1995, met en regard le parcours artistique de ce peintre andalou et le flamenco. Véritable aficionado, Fausto Olivares ne peignait pas le flamenco, il peignait flamenco, comme d'autres chantent, jouent et dansent flamenco. Non seulement il en partageait les thèmes, mais également la technique, la tragédie, la passion et l'expressionnisme.Né à Jaén en 1940, Fausto Olivares Palacios a étudié les Beaux-Arts à Madrid. Il a voyagé à Paris et d'autres villes d'Europe avant de retourner à dans sa ville natale en 1966, où il est nommé professeur de dessin et peinture à l'école des Arts et Métiers. Il laisse en 1981 son activité d'enseignement pour poursuivre une carrière artistique qui l'amène à exposer dans de nombreuses villes d'Espagne et d'Europe.

Cinéma

  • Gurumbe, canciones de tu memora negra | Documentaire de Miguel Ángel Rosales
    Au cinéma le Royal de Mont-de-Marsan
    Mardi 4 juillet à 14h
    VOST - Espagne, 2016, 72’

    GURUMBE, CANCIONES DE TU MEMORIA NEGRALe flamenco révèle sa longue histoire d'amour avec les musiques noires, longtemps marginalisées, puis popularisées. Toutes les musiques où le zapateo est roi (flamenco, tap, musique afro-péruvienne, joropo, etc.) ont été nourries par une forte influence des cultures d'origine africaine. Ces racines oubliées se sont prolongées et se prolongent encore dans le flamenco. Tout d'abord, avec l'absorption du cajón, instrument péruvien emblématique des musiques afro-péruviennes ou à travers les flirts du flamenco avec d'autres musiques noires comme le jazz ou des rythmes caribéens ou latino-américains avec une forte composante africaine (guarachas cubaines, la habanera et plus récemment les gaitas vénézuéliennes ou les landós péruviens, etc.).
  • Alalá [Alegría] | Film de Remedios Málvarez
    Au cinéma le Royal de Mont-de-Marsan
    Jeudi 6 juillet à 14h
    Avant-première en France
    VOST, Espagne, 2016 , 79’


    Alalá [Alegría]« Alalá » veut dire joie en caló (langue romani). C’est aussi le nom d’une association éducative et culturelle, la Fondation Alalá, qui œuvre dans « Las Tres Mil Viviendas », un quartier populaire de Séville. Dans ce premier long métrage, la réalisatrice met un coup de projecteur sur l’action menée par la fondation : véritable lieu de transformation et d’éducation, elle tend au sein de son école de flamenco à tisser des liens, à donner accès à l’art, la musique, la danse aux 90 enfants qui assistent aux cours. Dans cette école, le flamenco offre aux enfants un espace d’expression et de liberté. Un projet éducatif atypique dans lequel les enfants cohabitent, partagent et apprennent à dialoguer avec la collaboration de Pastora Galván, Rosario « La Tremendita », Israel Galván, Arcángel y Raimundo Amador
  • Une production Singulares y Fundación Álala, avec le soutien de Canal Sur Televisión et Movistar et la collaboration de la Junta de Andalucía et de la Fundación SGAE.
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  • Geronimo | Film de Tony Gatlif
  • Au cinéma le Royal de Mont-de-Marsan
  • Samedi 8 juillet à 14h
    France, 2014, 105’. Prix Piazza Grande 2014 / 67e Festival du Film de LocarnoFrance, 2014, 105’

    geronimoSud de la France. Dans la chaleur du mois d'août, Geronimo, une jeune éducatrice veille à apaiser les tensions entre les jeunes du quartier Saint Pierre. Tout bascule quand Nil Terzi, une adolescente d'origine turque s'échappe de son mariage forcé pour retrouver son amoureux, Lucky Molina, un jeune gitan. Leur fuite met le feu aux poudres aux deux clans. Lorsque l'affrontement éclate en joutes et battles musicales, Geronimo va tout tenter pour arrêter la folie qui embrase le quartier.

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Festival Arte Flamenco N°29